Wednesday, April 7, 2010

très belle la poésie

Tu es venu et la tristesse qui grisait la Terre a disparu.

Avant toi tout me paraissait mort.

J’avais beau tapé aux parois froides de mon cercueil, rien n’y faisait.

Seul le lugubre m’aimait. Seul le silence me répondait.

Je dormais en amertume.

Tu es venu le soleil caressait l’amer.

Le vent violent de la colère violait la mer de mes pensées.

Tu es venu et soudain tous les mots cachés dedans ma tête ont entamé de folles farandoles.

De ma gorge a rejailli le rire nouveau.

Ma rivière de larmes s’est asséchée.

Tu es venu et de toi j’ai appris le sourire de la vie, la patience infinie.

J’ai donné sans rien attendre en retour.

Ma poitrine s’est gonflée de tant d’amour qu’elle a craqué le corset du qu’en-dira-t-on.

Tu es venu la saison nouvelle m’était encore inconnue.

Frappant le sol du talon je me suis redressée.

Mes paumes se sont ouvertes à tes lèvres si douces.

Toi mon amant secret enfin né.

Toi mon réveil lumineux.

Tu es venu le monde a changé de couleurs.

Les battements de mon cœur ont enfin résonné.

La femme nue est apparue.

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